Monthly Archives: October 2013

Mr. Stu’s Record Room review by Stuart Kremsky

CF 279Mark Dresser Quintet – Nourishments (CF 279)
The technical proficiency of creative musicians has grown so much over the last few decades that you can write a piece that “phases a seven-bar melody in 5/8 over a five-bar bass line in 7/8” and the group can make it sound as natural as breathing. The Mark Dresser Quintet manages to do that with Rasaman, one of seven tracks on the fulfilling and adventurous Nourishments. Dresser, a virtuoso bassist and a broadly imaginative composer, has gathered old and new friends for this group. Denman Maroney, master of the “hyperpiano” extended piano technique, and drummers Tom Rainey and Michael Sarin have been involved with Dresser’s projects going back decades. Poll-winning alto saxophonist Rudresh Mahanthappa has been in a trio with Dresser and percussionist Gerry Hemingway since 2004, and trombonist Michael Dessen has worked extensively since 2008 with the bassist on “telematic” performances linked “via high-bandwidth fiber optic network” connections. As sometimes happens with new ensembles, the previous connections of the musicians in other contexts gives them a head start on developing a group sound. Dresser’s informative liner notes state that this music “is centered around a personal approach to the jazz tradition and the song form…” Some of these original compositions are adapted from other contexts. The marvelous Aperitivo, with its seductive “metric-modulating form that slows and speeds from bar to bar,” first appeared on his Time Changes CD for Cryptogramophone, where it featured vocalist Alexandra Montano. The lengthy and complex title piece, the centerpiece of the CD, was originally conceived for musicians playing telematically in New York and San Diego. References to Monk (in the middle of Nourishments), Mingus (in the smoking opener, Not Withstanding, co-written with Mahanthappa), and the blues (Aperitivo) are filtered through Dresser’s experiences in a variety of musics and his predilection for metric manipulation. The expectation for this lineup is for powerfully individualistic solos, and starting with Mahanthappa’s fiery turn on Not Withstanding, these players do not disappoint. Amid all the tempo shifting and metric complications, the quintet rises to the occasion again and again, animating Dresser’s complex structures with a canny blend of technical rigor and emotional force. Difficult to play, perhaps, but a distinct pleasure to listen to again and again. Nourishments is a beautifully realized project and is highly recommended.
http://skremsky.tumblr.com/

Das Herrenzimmer review

CF 283Pascal Niggenkemper Vision 7 – Lucky Prime (CF 283)
Lucky Prime heißt das neue Album der Gruppe Vision 7, in deren Mittelpunkt der Bassist Pascal Niggenkemper steht. Aufgenommen wurde die CD live an zwei Abenden, und sie bietet über weite Strecken frei improvisierte Musik, die nicht eben eingängig ist. Das freut die Jazzpolizei, die sich ja mit Grausen abwendet, wenn sich heutiger Jazz an früheren Stilrichtungen orientiert; es ist aber für viele, die sich wenig mit den Gesetzen der Improvisation auskennen, eine nicht eben leicht verdauliche Kost. Kein Zweifel: die Akteure sind an ihren Instrumenten Virtuosen, und wenn man sich auf die Stücke einlässt, erkennt man die musikalische Qualität gewiss auch als weniger im Jazz bewanderter Hörer. Aber es ist keine Musik, zu der man mit dem Fuß den Takt mitwippen kann.   Pascal Niggenkemper ist Deutsch-Franzose, Jahrgang 1978, seit Jahren lebt er in New York. Neben der Formation Vision 7, mit der er Lucky Prime eingespielt hat, ist er auch in anderen Besetzungen – teils als Leader, tiels als Sideman – tätig, so im PNTrio, dessen Saxophonist der aus Belgien stammende Robin Verheyen ist, den wir im Herrenzimmer bereits vor vier Jahren vorstellten.
http://www.herrenzimmer.de/2013/09/25/2-x-jazzpolizei/

Zik Addict review

CF 283Pascal Niggenkemper Vision 7  – Lucky Prime  (CF 283)
La force créatrice du contrebassiste/compositeur franco-allemand installé à New York, Pascal Niggenkemper, et de son nouvel ensemble international, Vision 7, et fondée sur la communication entre les cultures. Le groupe nous propose aujourd’hui un projet original, fort, dérangeant, excitant et créatif ; Lucky Prime.   Les dialogues entre les sept musiciens, entre musique composée et improvisée, entre les différentes personnalités, styles, identités culturelles et concepts ainsi que le dialogue entre les musiciens et l’auditeur sont au coeur du premier album, Lucky Prime, de l’ensemble fondé en 2011 en coopération avec le festival Jazzdor Strasbourg-Berlin.  L’opus raconte une histoire peu banale qui naît du dialogue entre les musiciens et l’auditeur. Seul ce dernier peut donner un sens à cette histoire. D’emblée le premier titre “Carnet plein d’histoires” le dit: “C’est l’histoire des histoires. Cette histoire peut vous paraître absurde. Pourtant, elle a un sens, ou pas. C’est à vous de décider!“.  Le septuor entraîne son auditeur dans un voyage très personnel qui passe par des moments intimes de musique de chambre, des installations sonores improvisées et atonales, des passages parfaitement composés et va jusqu’à des improvisations débridées. Musiciens et auditeur jouissent d’un grand espace de liberté qui n’enlève rien de sa cohérence au propos musical.  Impro, liberté absolue, passages ultra-écrits, ne boudons pas le plaisir de cette fraîcheur de la Musique libre, un bon coup de balai dans les oreilles ne fait pas de mal.
http://www.zikaddict.fr/chroniques-disques/collabo/pascal-niggenkemper-vision-7/

Sun Ship review by Franpi

CF 283Pascal Niggenkemper Vision 7 – Lucky Prime (CF 283)
Créé dans le cadre du fabuleux festival Jazzdor qui oscille avec légèreté entre Strasbourg et Berlin, Vision 7, le septet du contrebassiste Franco-Allemand Pascal Niggenkemper a de quoi séduire. Pas que séduire, d’ailleurs. Profondément exciter surtout, quand on découvre ses compagnons, puisés dans le vivier imposant des musiques improvisées européennes. Il ne faut pas être grand clerc pour affirmer que l’improvisation européenne ne s’est jamais aussi bien porté. En réunissant des musiciens allemands, belges (la formidable vibraphoniste Els Vandeweyer) et français, Niggenkemper pose indirectement la question : y a-t-il une unité, un mouvement commun dans la musique improvisée européenne ? Avouons-le, nous connaissions la réponse. A force d’écouter ces merveilleux solistes dans leurs projets respectifs. Mais à l’écoute de la mécanique subtile, à la frange du silence, entre le piano de l’incontournable Eve Risser et le vibraphone de Vandeweyer dans le bien nommé “En Urgence”, le constat est sans appel… La cohérence est là, et bien là ! Ce Lucky Prime enregistré pour le label Cleanfeed est un savant amalgame de musique improvisée et de musique écrite qui fait songer dès les premiers instants au travail d’Anthony Braxton dans cette maîtrise de la pâte orchestrale, et dans cette capacité de transcender sans cesse la grammaire classique du jazz. C’est ainsi que dans “I Don’t Now Why But This Morning”, la base rythmique que Niggenkemper partage avec le batteur Christian Lillinger caresse un groove dégingandé qui se délite peu à peu, au gré des ostinati du piano de Risser, dans une masse fièvreuse et foisonnante. Si Niggenkemper n’est pas forcément un habitué de ces pages -il faudrait tant de vies supplémentaires !-, ses collaborations avec Tishawn Sorey ou Gerald Cleaver parlent pour lui. On conseillera notamment Urban Creatures, enregistré en trio avec Sorey, car il présente un contrebassiste au jeu très profond et à la fois discret, remarquable à l’archet, qui aime à bâtir un propos collectif sans être directif. La plupart des musiciens de Vision 7 sont nés dans les années 80. Voilà qui est particulièrement réjouissant, car ceux-là ont encore des dizaines d’années pour avancer, progresser,  et surtout créer. Seule exception, multianchiste Frank Gratkowski, que l’on a pu voir avec Gerry Hemingway ou Wibert De Joode (auquel on pense beaucoup dans cet album) est plus âgé ; mais la musique d’une liberté absolue que nous offre le septet est d’une telle maturité, plonge tant ses rhizomes dans les mêmes fleuves bouillonnants que ça n’a guère d’importance. A l’écoute de “Feuertreppe”, la longue pièce au pivot de cet album, on est subjugué par la capacité de l’orchestre à construire un paysage changeant et chaleureux. L’altiste Frantz Loriot, qui est certainement la grande découverte de cet album guide l’orchestre dans un dédale où l’on croise la voix d’Emilie Lesbros comme la clarinette basse de Gratkowski et qui semble se plaire à décliner toutes les combinaisons de timbres possible. Emilie Lesbros ! Depuis son album, ou plus récemment avec Henri Roger, elle s’impose comme l’une des chanteuses les plus atypiques et les plus saisissantes du moment. Elle est ici au centre de l’orchestre, qu’elle échauffe parfois, comme dans le premier morceau, sans doute l’un des plus écrit et qui démontre de la puissance de feu de l’orchestre. “Carnet plein d’histoire” est un mélange d’allemand et de français dans lequel s’intercale parfois un peu d’anglais que Lesbros investi comme une porte d’entrée vers la luxuriance de l’improvisation. Ce morceau, comme son jumeau, le beau “Sortir de la colère” en fin d’album, est comme un symbole de cette alliance cosmopolite de jeune gens qui parlent le même langage. Celui de la Liberté et de l’Écoute. Deux valeurs absolues que nous ne pouvons que partager…

Jazzpodium review by Ulfert Goeman

CF 283Pascal Niggenkemper Visio 7 – Lucky Prime (CF 283)
Vor 8 Jahren war der deutsche Jazzbas- sist Pascal Niggenkemper Stipendiat des DAAD in New York, studierte an der Manhattan School of Music bei Jay Anderson und erwarb dort seinen Master. ln Los Angeles spielte er mit Maria Schneider, Vince Mendoza und Gonzalo Rubalcaba, wieder in New York hatte er ein Trio mit Robin Verh» eyen, sax, und Tyshawn Sorey, dr, War in der Folge auch mehrfach in Frankreich unterwegs. Er ist ein Musiker, der sich viel mit multinationalen und multikul- turellen Projekten beschäftigt, wobei es ihm im Dialog von komponierter und improvisierter Musik auch um einen befruchtenden Konsens verschiedener Persönlichkeiten, Stile, Identitäten und Konzepte geht. Vision 7 ist ein Ensemble aus deutschen und französi- schen Musikern.

Die CD „Lucky Prime” mit Frank Grat- kovvski, as, bd, Eve Risser, p, Emilie Les- bros, voc, Frantz Loriot, viola, und Chri- stian Lillinger, dr, Wurde live und im Studio des Kölner Lofts im Rahmen des Vive le Jazz Festivals im Oktober 2012 aufgenommen, nachdem man ein Jahr zuvor im Jazzclub Untertahrt und im Rahmen des Jazzdor Strasbourg-Berlin schon zusammentraf. Mitspieler Nig- genkempers in „Vision 7″ sind zwei Musikerinnen aus Paris, die Pianistin Eve Risser, die unkonventionelle Kla- vierklänge liebt und aktuell im Orchestre National de Jazz sitzt sowie die Sängerin Emilie Lesbros, bekannt von Duos mit Barre Phillips oder von einem Trio mit Lionel Garcin, auch Sän- gerin der Rockgruppe Rosa ist. Hinzu kommen der Schlagzeuger Christian Lil- linger, gevvichtiges Mitglied von Hyper- active Kid und anderer avantgardisti» schen Bands und die ebenfalls in Berlin wohnende belgische Vibraphonistin Els Vanden/veyen, die an Projekten von Fred van Hove und Paul Lovens beteiligt ist, Frantz Loriot lebt als französisch- japanischer Bratscher in Zürich und spielte u.a. mit Anthony Braxton, Joelle Leandre und Martin B|ume,A|tsaxopho- nist und Baßklarinettìst Frank Gratkovv- ski ist bekannt für viele Aufnahmen in Klein- und Großformat, mit Lehrtätig- keit an den Musikhochschulen von Köln und Arnheim. Niggenkemper beschreibt es so: „Von einer solchen Möglichkeit habe ich geträumt. Ein Ensemble aus deutschen und französischen Musikern, die ich schätze, ins Leben zu rufen und für diese Formation Musik zu schreiben. Die Einladung zum lazzdor Strasbourg- Berlin Festival (2.55.2011), das solche musikalische Begegnungen fördert, hat es ermöglicht. ….Uns vereint die Liebe zum Moment, zur Spontaneität, zur Überraschung, uns vereint auch der Drang nach neuen Formen, nach einer Kommunikation frei von Klischees. Unser Ziel ist eine persönliche musikali- sche Sprache. Ein Spannungsfeld zwi- schen Jazz, Folklore, Klassik und Rock und auf die Musikerpersönlichkeit zugeschnitten.Als Leitmotiv ziehen sich deutsche und französische Textfrag- mente durch das Konzept.” Dafür ver- antwortiich ist die Sängerin Emilie Les- bros. „Lucky Prime” erzählt im Duktus des Komponisten und Bassisten Nig- genkemper eine Geschichte von impro- visierter Geräuschinstallation und Free Jazz („Carnet plein d’histoires”), Vibra- phon-getränkter Klangfolie („Dia de los muertos”), fesselndem Energiespiel („Feuertreppe”), einem perkussiven Dialog zwischen Klavier und Vibraphon („En urgence”) bis hin zu einem sperri- gen lazzstück im idiom Thelonious Monks („Don’t know why, but this momìng”). Eher hymnisch hört sich „Ke belle” an, wenn von der Bassklarinette zuweilen nur ein Anblasen oder ein Fin- gertippen zu hören sind, der gezupfte Bass kleine Notenbündel über das Thema träufelt. Niggenkemper beherrscht wie Cage das Spiel mit Stille und Pausen, wenn erst spät Schlagzeug und Klavier sich umgarnen („Lance: die Lanze”), ein waberndes Altsaxophon hinzustößt, in „Sortir de la colère” nur ein Flüstern oder eingesaugte Silben zu vernehmen sind, die Bratsche eine last mittelalterliche Melodie aufgreift, die Sängerin von einem Traum erzählt, Kla- vier und Schlagzeug zu taumeln schei- nen, das Altsaxophon wie eine zün- gelnde Fiamme bleckt und eine Geschichte ihr Ende findet. Kernstück und Iängster Titel überhaupt ist die schon erwähnte „Feuertreppe”, in dem sich der Bassbogen des Bandleaders so richtig austoben kannî Pascal Niggen- kemper fasziniert nicht nur mit dieser fesselnden Musik, dem engagierten Einsatz im Zusammenspiel von Solisten und Mitspielern, sondern genauso mit derAufmachung seinerAufnahme, einem kleinen ästhetischen Kunstwerk.

La Republique du Jazz review by Georges Kiosseff

CF 283Pascal Niggenkemper Vision 7 – Lucky Prime (CF 283)
attention OVNI !
Le bassiste, compositeur, improvisateur, franco-allemand, Pascal Niggekemper, vivant à NYC, nous propose un projet original, fort, dérangeant, excitant et créatif : « Lucky Prime » .   Propos ouvert, tant par la liberté laissé aux musiciens, qu’aux histoires que peuvent comprendre, se fabriquer les auditeurs (« presque tout est permis » dit la note d’intention sur la pochette !) ce projet tourne autour du chiffre 7, symbolique si il en est, nombre impair «Lucky prime», nombre de musiciens de l’ensemble .

Outre Pascal Niggekemper nous trouvons dans «Lucky Prime»,  à la clarinette et au saxophones, Franck Gratowski, vivant à Berlin .

Eve Risser tient les parties de piano et piano préparé et vit à Paris, à la batterie un berlinois, Christian Lillinger, Emilie Lesbros est la chanteuse, parisienne, du groupe, Franck Loriot est altiste et vit à Zurich, et Els Vandeweyer est le vibraphoniste belge de service .

Si l’on ajoute que tous ces gens ont joué qui avec Barre Philips, qui avec Tony Oxley, avec Joëlle Léandre et autre Anthony Braxton, on comprend que nous sommes là dans le langage « free », libertaire musicalement, du Jazz .

Impro, liberté absolue, passages ultra-écrits, ne boudons pas le plaisir de cette fraîcheur de la Musique libre, un bon coup de balai dans les oreilles ne fait pas de mal .   Ce CD a été enregistré en live et en studio, au loft de Cologne, dans le cadre du festival « vive le Jazz » en octobre 2012, et a vu le jour grâce à l’aide de nombreuses fondations culturelles françaises, allemandes et franco-allemandes , Goethe Institut, Institut Français, entre autres .
Le « free Jazz » n’est pas mort et européen en diable !
http://larepubliquedujazz.com/pascal-niggenkemper-vision-7-lucky-prime-attention-ovni/

The New York City Jazz Record review by Andrey Henkin

CF 263Bobby Bradford/Frode Gjerstad/Ingebrigt Håker Flaten/Paal Nilssen-Love – Kampen (NoBusiness)
Ingebrigt Håker Flaten New York Quartet – Now Is (Clean Feed)
Ingebrigt Håker Flaten Chicago Sextet – Live at Jazz Festival Saalfelden 2011 (Textite)
Williams/Ingebrigt Håker Flaten/Tim Daisy – Moments FormMars (Idyllic Noise)
Bassist Ingebrigt Håker Flaten has, since the mid ‘90s, established himself as one of the bonafide stars on his instrument. One need only look at two of his most compelling collaborations – Scandinavian power trio The Thing and delicate Norwegian sax-bass duo with Håkon Kornstad – to realize he can do it all. In between those two poles are dozens of partnerships, either of long-standing or wonderfully ephemeral, which further demonstrate his range and musical vision. It has helped immensely that his experience is bi-continental: after coming up in Norway and then the larger European scene, he moved to Chicago and immersed himself in that vibrant community and now lives in one of America’s musical centers – Austin, TX.

Three of the four albums under review are live recordings from 2010-12; three of the four are fully improvised; Håker Flaten is matched with longtime partners and new associates under his own name twice and as part of collective groups; Chicago, New York and Europe are represented. All are just slices of Håker Flaten’s oeuvre.

Kampen is the oldest, a November 2010 concert recording from Oslo. Joining Håker Flaten is cornet player Bobby Bradford, saxophonist Frode Gjerstad and fellow Thingee Paal Nilssen-Love on drums. The album opens with a short duet between Bradford and Håker Flaten before Gjerstad and Nilssen-Love skitter in alongside them. Gjerstad’s ear-piercing tone can be trying but it’s leavened by the richer tones of his bandmates. Despite the bassist and drummer’s extensive familiarity with each other, this is a generally balanced and probing improv session, squarely in the low-peaks-and-shallow-valleys school. Håker Flaten and Bradford, born nearly 40 years and 4,500 miles apart , are nicely paired. The proceedings vary whether an improvised moment derives its melodic content from Gjerstad’s freneticism or Bradford’s prodding.

Now Is continues and expands a partnership between Håker Flaten and saxophonist/trumpeter Joe McPhee, heard to great effect on a pair of duo recordings on Not Two and Clean Feed. Joining them are guitarist Joe Morris and trumpeter Nate Wooley for a July 2011 studio recording made right before the same quartet played at The Stone. With the exception of “As If”, the eight NYC-related (in title at least, with nods to some of the metropolitan sports teams, “Rangers” perhaps expressing frustration in a team without a championship in almost 20 years) pieces are spontaneous creations and refreshingly short. There is a nice contrast between the warbly horns and the crisp snap of the strings, no one necessarily pushing to the forefront but no one tentative either. And there are enough snatches of melody and form perhaps to imply some discussion before hand but certainly careful listening throughout. The longest track,the nearly 10-minute “Pent”, introduces a blues sensibility through Håker Flaten’s elephantine walk.

In August 2011, Håker Flaten brought his Chicago Sextet to the Saalfelden Festival in Austria. Players like guitarist Jeff Parker, saxophonist Dave Rempis, vibraphonist Jason Adasiewicz and drummer Frank Rosaly are all veterans of the modern Chicago avantjazz scene; fellow Norwegian, violinist Ole Kvernberg, is the interesting addition for these four Håker Flaten compositions. The textural mix of “Virgoan Ways” recalls gauzier moments of ‘70s fusion, à la Jean-Luc Ponty, with some occasional similarity to the writing, except for sparse, open sections colored by vibraphone declamations. “Rosewood Avenue” slips in via the leader’s electronics and vamps on the simple theme that pokes its head out amid the digitized brambles. “Wells”, another short piece, too has its foundation in electronics but sharply contrasts what preceded it by approximating the frenzy of an air raid. The closing “Irrational Ceremony” returns to the Ponty vibe of the first piece, but now from his King Kong period (no surprise that both bands have very similar instrumentation). HåkerFlaten doesn’t indulge this side of his playing too often- the last time may have been 2005’s Quintet (also with Kvernberg) – which is a shame since he has a unique take on what is otherwise a calcified genre.

The most recent disc is a live trio date from Austria, recorded in March 2012, Håker Flaten one side of an equilateral triangle with Chicagoans Mars Williams(saxophones) and Tim Daisy (drums). Three improvised pieces of descending length make up Moments Form. Williams is a bit of an outlier in improvised circles, with as many credits in avant rock as jazz but he is a forceful member of the Windy City saxophone lineage and the sound of this group is closest to some of The Thing’s earthier moments, buoyed by Håker Flaten’s thick propulsiveness. Speaking of lineage, though a modern session, there are aesthetic allusions to earlier trio dates by the likes of Peter Brötzmann, Albert Ayler and even Sonny Rollins. The nuances of Håker Flaten’s bass are a bit hard to hear when the trio is going full blast, more of a feeling, not unlike Tom Araya on Slayer’s Reign in Blood, but the ear becomes accustomed to filling in the details as the set progresses. Daisy, as was always evident from his work with the Vandermark 5, is as flexible as his bandmates. The middle piece, “Galactic Ballet”, is a masterful example of slow, simmering improvisation, which almost boils over before the heat is turned down at the end.